Service de documentation extérieure et de contre-espionnage

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Le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) a été créé en 1946 et remplacé le 4 avril 1982 par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il ne prend pas pour autant la fonction du Deuxième Bureau qui reste alors consacré au renseignement militaire traditionnel.

Sous la Quatrième République le SDECE est subordonné au président du Conseil. Avec l'avènement de la Cinquième République et jusqu'en 1962, il est utilisé par le Premier ministre Michel Debré et se montre particulièrement efficace dans la lutte contre la rébellion en Algérie. À la suite de l'affaire Mehdi Ben Barka, le général de Gaulle décide de subordonner le service au ministre de la défense. Le SDECE et ses cadres se militarisent lentement.

Sommaire

[modifier] Directeurs du SDECE

[modifier] Opérations connues

  • Renseignement et opérations de maquis avec les partisans montagnards durant la guerre d'Indochine via le GCMA (Groupe de commandos mixtes aéroportés).

opération « Condor » du colonel Jean Sassi à Diên Biên Phu le 30 avril 1954.

  • Lutte contre les trafic d'armes en faveur du FLN et ses soutiens en Europe (les « porteurs de valises », intellectuels favorables à la cause indépendantiste) pendant la guerre d'Algérie. Selon Constantin Melnik, qui supervisait, à l’époque, l’action des services secrets et de renseignements du premier ministre Michel Debré, le Service Action du SDECE a ainsi assassiné, pendant la seule année 1960, 135 personnes (dont plusieurs trafiquants d'armes, tués par la Main rouge); coulé six bateaux et détruit deux avions [1]
  • Tentative d'appropriation du pétrole nigérian en 1968 aux dépens des États-Unis et du Royaume-Uni en soutenant les séparatistes biafrais. (La révolte fut écrasée par le Nigeria au prix de 500 000 morts.)
  • Annonce de la guerre du Kippour en octobre 1973 (unique service occidental au courant)
  • Annonce de l’invasion soviétique en Afghanistan en décembre 1979 (devançant la CIA).
  • Soutien du coup d’État contre l'empereur Jean Bédel Bokassa en République centrafricaine en 1979 (opération « Barracuda ») et mise en place d’un gouvernement pro-français.
  • Tentatives en 1977 et août 1980 de renversement du colonel Kadhafi par des militaires libyens soutenus par des agents de la DGSE.
  • Infiltration et soutien des mouvements séparatistes québécois par les agents du SDECE dans le cadre de l'opération « Assistance et cooperation technique » ou « opération Ascot ».

[modifier] Agents connus ou supposés

En raison des activités secrètes des agents du SDECE, il n'est pas toujours facile d'établir l'appartenance de certaines personnes à ce service.

[modifier] Références

  1. 135 personnes éliminées par le SDECE en 1960, L'Humanité, 20 janvier 1996

[modifier] Voir aussi

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