Calais

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Calais
Carte de localisation de Calais
Pays France France
Région Nord-Pas-de-Calais Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Arrondissement Calais
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Calais-Centre
Calais-Est
Calais-Nord-Ouest
Calais-Sud-Est
Code Insee 62193
Code postal 62100
Maire
Mandat en cours
Natacha Bouchart (UMP)
2008-
Intercommunalité communauté d'agglomération du Calaisis
Latitude
Longitude
50° 56′ 53″ Nord
         1° 51′ 23″ Est
/ 50.9480555555556, 1.8563888888889
Altitude 0 m (mini) – 18 m (maxi)
Superficie 33,5 km²
Population sans
doubles comptes
73 200 hab.
(2006)
Densité 2 308 hab./km²

Calais (en néerlandais : Kales, en flamand occidental : Cales) est une commune française. Sous-préfecture du département du Pas-de-Calais dans la région Nord-Pas-de-Calais.
Les habitants de Calais sont appelés les Calaisiens.

Sommaire

[modifier] Géographie

Plan publié en 1888
Plan publié en 1888

Calais est située sur le pas de Calais qui marque la limite entre la Manche et la mer du Nord.

Bénéficiant depuis très longtemps d'une situation privilégiée, comme port(e) vers l'Angleterre, elle fut protégée par de nombreux forts au cœur de la ville même et dans les environs immédiats, au Nord et à l'Ouest. Elle draine aujourd'hui l'activité des réseaux ferroviaires et autoroutiers. Dans l'alignement de l'autoroute venant d'Arras, de Lens, Béthune et Saint-Omer, elle voisine le point d'embarquement trans-Manche (à Coquelles, au sud-ouest), mis en service depuis le percement du tunnel.

[modifier] Administration

Hôtel-de-ville
Hôtel-de-ville
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2008 Natacha Bouchart UMP
mars 2001 mars 2008 Jacky Hénin PCF
1971 mars 2001 Jean-Jacques Barthe PCF
1969 1971 Charles Beaugrand UDR
1959 1969 Jacques Vendroux Gaulliste
1952 1959 André Parmentier SFIO
1947 1952 Gaston Berthe SFIO
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1800 1841 1881 1886 1911 1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
6 996 12 508 13 529 58 969 72 322 67 568 60 340 70 372 74 624 78 820 76 527 75 309 77 333 73 200
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

En 1885 Calais a absorbé Saint-Pierre-lès-Calais qui comptait 33 290 habitants en 1881.


Ces 73200 habitants font de Calais la 1ére ville du Pas de Calais.

  • Population ville : 73 200 habitants (Calaisiens)
  • Population agglomération : 98 800 habitants
  • Population aire urbaine : 119 000 habitants[1]

[modifier] Histoire

Calesium en latin, ou Kaleis en vieux français était un village de pêcheurs et de marins, attesté dès le VIIIe siècle. Le premier document officiel mentionnant l'existence de cette communauté est la charte de commune octroyée par Mathieu d'Alsace au XIIe siècle, charte connue par la confirmation qu'en fait, en 1181, Gérard de Gueldre, comte de Boulogne. D'autres auteurs[2] citent des titres mentionnant Calesium à partir du IXe siècle mais sans les mentionner.


En 997, Baudouin VI fait améliorer le port en le faisant défendre par deux grosses tour (dont semblait déjà existait puisqu'attribuée à Caligula, située au milieu des sables au nord de la ville, et l'autre protégeant l'embouchure de la rivière de Guignes[3], alimentée par le marais de Guînes à l'époque situé sur le littoral qui était plus en arrière des terres qu'aujourd'hui (Cf Transgression maritime dite « Dunkerke II »)
En 1224, Philippe Hurepel (aussi dit Philippe de France), comte de Boulogne et fils de Philippe Auguste, fait fortifier la ville, « d'un mur flanqué de petites tour de distance en distance » signe de l'importance stratégique de cette dernière. trois ans après, il y fait élever un « vaste donjon », qui sera démoli en 1560 pour être remplacé par une citadelle.

[modifier] Le siège anglais (1346-1347)

Statue des bourgeois de Calais par Rodin.
Statue des bourgeois de Calais par Rodin.

Lors de la guerre de Cent Ans, le roi Édouard III d'Angleterre, issu de la maison angevine des Plantagenêts, revendiquait la couronne de France. Après avoir remporté la victoire à la bataille de Crécy-en-Ponthieu en 1346, recherchant une ville portuaire qui serait la clef pour le débarquement de ses troupes en France, il se pressa d’aller faire le siège de Calais et commença, le 4 septembre 1346, l’investissement de la place pour un siège qui devait durer onze mois. Début septembre 1346, la ville protégée par les marais qui l'entourent et qui sont envahis par les eaux à chaque marée, était défendue par une garnison placée sous le commandement d’un chevalier originaire de Bourgogne, Jean de Vienne secondé par un certain nombre de chevaliers d’Artois dont Jean Froissart nous a transmis les noms : Ernoulz d’Audrehem, Jehans de Surie (ou, de Sury), Baudouins de Belleborne (ou, de Bellebrune), Joffroy de le Motte, Pépin de Were (ou, de Wiere, ou, de Werie), auxquels la chronique normande ajoute les sires de Beaulo, de Grigny.

Voyant l’armée anglaise définitivement établie (pour un siège au finish), Jean de Vienne, craignant avec raison d’être contraint par la famine à se rendre, résolut de se défaire de bouches inutiles et d’expulser de la ville les personnes dépourvues de biens et de provisions (entre 500 et 1700 personnes selon les chroniqueurs)… Il y eut peu de bataille sur terre autour de Calais, mais en mer, le roi anglais fit placer 25 bateaux devant Calais… Des navires génois, au service de la France, réussirent cependant à forcer le blocus, ainsi que des navires normands et des marins d’Abbeville, pour ravitailler Calais et ses assiégés…

Le roi Édouard III résolut de bloquer l’entrée du chenal avec des obstacles de toute nature et à partir de juin 1347, il fut impossible pour les Français de ravitailler Calais[4]… En désespoir de cause, le capitaine Jean de Vienne écrivit une lettre au roi de France, Philippe VI de Valois, lui demandant de venir lui porter secours « …la garnison n’avait d’autres alternatives que de tenter une sortie désespérée : nous aimons mieux mourir aux champs honorablement que de nous manger l’un l’autre !.. ». Cette lettre transmise par l’intermédiaire d’un bateau génois fut interceptée par la marine anglaise et ne parvint donc jamais à Philippe VI.

Le 27 juin 1347, l’armée française parut néanmoins à hauteur de Sangatte. Des Flamands et des Teutons se portèrent du côté anglais, et des Hennuyers du côté français. Deux légats du pape furent expédiés à Calais et une trêve de trois jours fut conclue. Le blocage de tous les passages menant à Calais par les Anglais empêchant le roi de France d’intervenir, Jean de Vienne, pressé par la population de Calais assiégée depuis onze mois, demanda alors à parlementer avec le roi anglais sur la reddition de Calais à condition d’épargner la population et la garnison.

Furieux de la résistance de Calais, Édouard III voulait en massacrer la population, mais il accepta néanmoins, aux termes de cette négociation, de l’épargner à la condition que six notables viennent à lui, tête et pieds nus, avec une corde autour du cou pour être pendus : ce furent Eustache de Saint Pierre, Jehan d’Aire, Jacques de Wissant et son frère Pierre, Jean de Fiennes, et Andrieux d’Andres. À leur arrivée auprès d’Édouard III, ces six bourgeois de Calais furent toutefois épargnés grâce à l’intervention de l’épouse du roi anglais, Philippa de Hainaut, qui, fondant en larmes, implora son mari de les épargner. Édouard III accepta encore de faire grâce, mais exila tous les Calaisiens qui lui ne faisaient pas serment d’allégeance pour les remplacer par des citoyens anglais.

Face à l'hotel de ville de Calais, l’original des neuf copies du monument exécuté par Auguste Rodin, les Bourgeois de Calais, est érigé en commémoration de cet évènement.

[modifier] L’occupation anglaise (1347-1558)

Le drapeau à croix décentrée de Calais.
Le drapeau à croix décentrée de Calais.

La ville fut occupée par les Anglais, fin août 1347, et le roi rembarqua pour l’Angleterre, laissant des troupes à la garde de Calais sous les ordres de Jean de Montgomery au service du roi anglais, avec les chevaliers français prisonniers – parmi lesquels les précités Jehan de Vienne et Jehan de Sury. Philippe VI racheta ces nobles prisonniers lorsqu’ils furent mis à rançon en 1348 après être demeurés six mois en Angleterre. Pendant trois ans, à partir de 1347, Édouard III étant satisfait de maintenir Calais, des trêves furent conclues entre la France et l’Angleterre[5].

La charte municipale de Calais précédemment accordée par la comtesse d’Artois fut confirmée la même année par Édouard. En 1360, le traité de Brétigny soumit Guînes, Marck et Calais - collectivement dénommés « Pale of Calais » - à la domination anglaise à perpétuité, mais cette soumission fut informelle et n’a été appliquée qu’en partie. En 1363, Calais devient port douanier. Devenue division administrative parlementaire, elle envoie, à partir de 1372, des représentants à la Chambre des Communes du Parlement d'Angleterre gardant toutefois un lien avec la France en continuant de faire partie du diocèse ecclésiastique de Thérouanne. Pendant ces années, Calais fut considérée comme faisant partie intégrante du royaume d’Angleterre. Au-dessus de la porte principale, une inscription (When shall the Frenchmen Calais win When iron and lead like cork shall swim) proclamait qu’elle ne serait française que lorsque le fer et le plomb flotteraient comme le liège.

La grande importance de Calais comme lieu d’accès au commerce de l’étain, du plomb, du tissu et des laines – de loin, l’élément le plus important – lui vaut d’être qualifiée de « joyau le plus brillant de la couronne anglaise ». Ses recettes douanières s’élevaient parfois à un tiers du revenu du gouvernement anglais. Sur une population d’environ 12 000 habitants, 5 400 étaient liés au commerce de la laine. Le gouvernorat de Calais était une charge publique lucrative fort prisée ; ainsi, Richard Whittington fut simultanément seigneur-maire de Londres et de Calais en 1407.

[modifier] La reconquête française (1558)

La prise de Calais par les FrançaisFrançois-Edouard Picot, 1558
La prise de Calais par les Français
François-Edouard Picot, 1558

En l’absence de toute défense naturelle, le maintien de la mainmise anglaise sur Calais dépendait néanmoins de fortifications entretenues et améliorées à prix d’or. La proximité de Calais avec la frontière franco-bourguignonne mettait fréquemment la domination anglaise à l’épreuve des forces de France et du duché de Bourgogne. La domination anglaise sur Calais a largement dû sa longévité à cette rivalité entre la Bourgogne et la France, tous deux convoitant la ville mais préférant la voir aux mains des Anglais plutôt que de leur rivale.

La victoire de la couronne française sur le duché de Bourgogne et son incorporation subséquente au territoire de la couronne de France marqua la fin de ce statu quo. Ayant enfin les mains libres pour reprendre Calais, la France nomme, à son retour d’Italie en 1557, le duc François de Guise, dit « le Balafré », lieutenant général du royaume. Le 7 janvier 1558, ce dernier profite de l’affaiblissement de la garnison et du délabrement des fortifications pour reconquérir Calais.

Cette perte fut considérée par la reine Marie Tudor comme un affreux malheur. Elle aurait, à l’annonce de cette nouvelle, dit : « Quand je serai morte et ouverte, on trouvera Philippe (son mari) et Calais inscrits dans mon cœur. »

Lord Wentworth, gouverneur de la ville et les habitants anglais de Calais et de Guînes furent alors renvoyés en Angleterre et le Calaisis fut renommé « Pays reconquis » pour commémorer le rétablissement de la domination française.
En 1740 on reconstruit l'hôtel de ville qui datait de 1231.
En 1595 ou 1596, Calais fut, lors d’une invasion montée par la ligue à partir des Pays-Bas espagnols voisins, capturée par les Espagnols, mais l’Espagne la rendit en 1598 à la France selon les termes du traité de Vervins.

Calais « place de guerre de 1ère classe » fut à nouveau sur les lignes de front, lors du lors des guerres napoléoniennes opposant la France au Royaume-Uni.
Après la révolution française elle possédait une « école d'Hydrographie ».
En 1805, il a accueilli l’armée de Napoléon et la flotte d’invasion pour son invasion avortée de la Grande-Bretagne.

[modifier] La Première Guerre mondiale

Lors de la Première Guerre mondiale, Calais sera la première ville française à subir une attaque de dirigeables. Le 23 février 1915, le zeppelin ZX survole la ville de nuit. À 4 h 20, une dizaine d’explosions réveille les Calaisiens, la gare des Fontinettes et les voies ferrées sont visées mais elles ne subissent que de légers dégâts. Toutefois, au 8 de la rue Dognin, il y a cinq morts. Un couvre-feu est établi, mais un autre raid du zeppelin ZX II a lieu le 18 mars 1915, frappant le Fort-Nieulay, les voies de chemin de fer, le boulevard Gambetta ainsi que la cathédrale Notre-Dame dont les vitraux sont pulvérisés. Un troisième raid suit, le 17 mai 1915, lorsqu’un autre zeppelin lâche ses bombes sur le Fort Nieulay, faisant des victimes. Il est cependant atteint par les avions et regagne péniblement sa base de Maubeuge. D’autres raids suivront le 28 juillet 1915, le 22 septembre 1916 et le dernier le 17 février 1917.

[modifier] La Deuxième Guerre mondiale

Après l’invasion de la France par les forces allemandes, la région fut administrativement rattachée par le Reich à la Belgique. À la fin de la guerre, craignant un débarquement des forces alliées à proximité, ils avaient instauré une zone interdite autour du port. On trouve encore aujourd’hui, à proximité de l’hôtel de ville, un vestige du mur délimitant cette zone.

En février 1945, alors que la ville est déjà libérée « par les Canadiens », Calais va subir un tragique bombardement dû à une erreur d'appréciation des Britanniques pensant survoler… Dunkerque[6] ! L’incendie de la vieille ville, qui en résulta, détruisit une grande partie de son passé.

[modifier] Sous-préfecture

Calais, dont le toponyme est étroitement associé au nom de son département, n’occupa, jusqu’au 9 janvier 1962, que le modeste rang de chef-lieu de canton. La sous-préfecture de Calais devient opérante le 10 janvier.

[modifier] Blason

Armes de Calais

Blasonnement : de gueules à l’écusson d’azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or et accosté de deux croix de Lorraine d’argent, et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or.

Les armoiries de Calais furent accordées par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise.
Armes de Calais avec ornements extérieurs

[modifier] Lieux et monuments[7]

Église Notre-Dame
Église Notre-Dame
La tour du Guet et la place d’Armes
La tour du Guet et la place d’Armes
Le Théatre
Le Théatre
Centre-ville
Centre-ville
Ensemble d'habitations sur le port
Ensemble d'habitations sur le port
  • La tour du Guet, datant du XIIIe siècle, a une hauteur de 38 mètres et fut classée monument historique par arrêté du 6 novembre 1931.
  • L’ église Notre-Dame (des XIIIe, XIVe et XVe), au style Tudor si particulier, obtint son classement Monument historique par arrêté du 10 septembre 1913. Plan google Earth
Le 18 mars 1915, ses vitraux furent détruits lors du bombardement par le Zeppelin Z XII. Le général De Gaulle s'y maria le 7 avril 1921 avec Yvonne Vendroux.
L’édifice, ayant subi d'autres importants dégâts durant la Seconde Guerre mondiale, n'est pour l'instant que partiellement reconstruit. La partie correspondant au chœur, le retable et la Chapelle de la Vierge, depuis près de 60 ans toujours en attente d'une rénovation, est interdite au public. (Voir ci-dessous le lien externe proposant une visite virtuelle de cette partie non restaurée !)


  • La citerne royale de l'église Notre-Dame, aux murs très épais (de 2 mètres à certains endroits à 4 mètres à la clé de voûte) et d'une contenance de 1800 m³.
Sa construction fut ordonnée en 1691 par Louis XIV afin de recueillir les eaux de pluie de l'église Notre-Dame pour la garnison et de la population. Son inscription comme monument historique fut décidée par arrêté du 11 mai 1927.


La citadelle

Sur les fondations d'un château médiéval construit en 1229 par Philippe Hureprel, comte de Bourgogne, la citadelle est édifiée à partir de 1560, renforcée par Errard, ingénieur d’Henri IV puis par les ingénieurs de Louis XIII et de Louis XIV.

Vauban viendra également pour l’améliorer et en faire une cité militaire dans le style de Brest et de la Rochelle. Finalement le château sera définitivement rasé au XIXe siècle.

Les ouvrages intérieurs seront détruits durant la Seconde Guerre mondiale. On peut encore y découvrir les remparts médiévaux, et parcourir les allées fleuries de la porte de Neptune. Elle abrite un stade omnisports.

Fort Nieulay

Bassin du paradis

Longitude Est 1°50'55.32" latitude Nord 50°57'40.68" Une échancrure formée au premier millénaire de notre ère au débouché de la rivière de Guines, donne naissance à un port où se regroupèrent marins et pêcheurs. Désenvasé sous l’occupation anglaise en 1397, il est approfondi, agrandi et modernisé au cours des siècles. Le bassin du paradis, qui abrita jusque 100 bateaux, est un vestige des anciennes installations. Son activité périclita à partir de 1900. Désormais, une vingtaine de bateaux maintient la tradition, des pêcheurs plaisanciers surtout, que ne rebutent pas son assèchement à marée basse. Auparavant, au 15 août, un lâcher de canards permettait à de courageux nageurs d’essayer de les y attraper. Depuis quelques année, cette tradition, suite à des plaintes déposées par des militants inquiétés par de "mauvais traitements envers les animaux" (les carnards précités)sont remplacées par des joutes navales. À l’extrémité du quai d’Angoulême, un calvaire du marin a été érigé en 1988 avec du bois provenant de la jetée Est. [8]

Le phare de Calais Nord

Monuments des Sauveteurs

  • Fut installé en 1899, boulevard des Alliés puis transféré en 1960 au Courgain. Il s’agit d’un bronze du sculpteur Édouard Lormier.

Classement monuments historiques

Bourse du Travail

  • Bourse du Travail et son marché couvert (cad. AL 675) : inscription par arrêté du 28 juin 2000

Porte Neptune

  • Citadelle Porte de la Ville ou de l'Hermitage, dite aussi porte Royale ou porte Neptune : inscription par arrêté du 15 février 1939 ; Porte de Boulogne, dite aussi Porte de secours : inscription par arrêté du 15 février 1939 ; Citadelle avec ses courtines et fossés, et la demi-lune défendant l’entrée vers la ville, au-delà du canal de la citadelle (cad. BD 7, 8, 13, 16, 17, 20) : inscription par arrêté du 27 avril 1990.

Colonne Louis XVIII

  • Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII à Calais : classement par arrêté du 11 avril 1933

Crypte souterraine sous beffroi

  • Crypte souterraine sous l’emplacement du beffroi : inscription par arrêté du 23 mai 1951

Fort Risban

  • Fort Risban (cad. BD 6 à 8) : inscription par arrêté du 27 avril 1990

Longitude est 1°50'49.32" latitude Nord 50°57'48"

"Si l'on se perd en conjectures sur ses origines, peut-être liées au projet de conquête de l'Angleterre élaboré par l'empereur Caligula vers l'an 40 avant notre ère, la première mention attestée de son existence date de 1346 : les troupes d’Édouard III d'Angleterre découvrent des fortifications imprenables de Calais et décident d'élever ici un fortin destiné à empêcher tout ravitaillement par mer, dans le dessein de réduire la ville par la famine. Situé sur une langue de sable, il était isolé à marée haute : cette position lui valut son de Riskbank (hauteur périlleuse) transformé en Risban. Sous l'occupation anglaise, la tour de bois laisse place à un édifice en pierre, la New Tower, rebaptisée Lancaster Tower après 1400. Plusieurs fois remanié, ce fort maritime, déclassé en 1908 a repris du service lors de la Seconde Guerre mondiale". [9]

  • Le fort Risban fut remanié par Vauban au XVIIe siècle après sa visite en 1677 avec le roi.
  • 1799 le fort Risban fut victime d’une explosion de son dépôt de poudre.
  • Il est depuis la fin de la 2nde guerre mondiale le siège du Yacht Club de Calais[10]

Hôtel de ville

  • Hôtel de ville : pour les parties extérieures : l’ensemble des façades et toitures sur rue et le beffroi ; pour les parties intérieures : le hall d’honneur et sa verrière, l’escalier d’honneur (y compris la rampe et la verrière), le couloir de desserte du premier étage, les salles d’apparat du premier étage (y compris leur décor) : la salle des mariages, le salon d’honneur, le salon du conseil municipal et le cabinet d’apparat (cad. AB 33) : inscription par arrêté du 26 juin 2003

Immeuble 74 Boulevard Jacquard

  • Immeuble (ancien bureau annexe de l’Automobile Club du Nord de la France) 74 boulevard Jacquard : La façade (cad. AB 415) : inscription par arrêté du 28 juillet 2000

[modifier] Galerie de photos

[modifier] Photos Calais Nord

[modifier] Sites touristiques

  • Le monument des Bourgeois de Calais d'Auguste Rodin, inauguré à Calais en 1895,
  • Le beffroi de l’Hôtel de ville classé par l’UNESCO,
  • Le phare, qui sert aussi d’émetteur TV pour France 5 et M6 et surtout pour CalaisTV, la seule TV local hertzienne dans le Nord-Pas-de-Calais, avec Grande-Synthe. Plus d’infos.
  • La plage.
  • La citadelle.
  • Le théâtre.
  • Le port
  • Le musée des Beaux-Arts et de la Dentelle

[modifier] Espaces culturels

  • Musée des Beaux Arts et de la Dentelle,
  • Musée de la Seconde Guerre mondiale,
  • Centre culturel Gérard Philipe,
  • École nationale de musique et de danse,
  • École d'art.
  • Le channel (Scène nationale)
  • Le cinéma Alhambra

[modifier] Personnages célèbres ou remarquables

[modifier] Économie

Le port de Calais est le premier port câblier d’Europe. Les câbles sous-marins pour le transport d'énergie ou les fibres optiques pour les télécommunications sont fabriqués à Calais par l'usine Alcatel Câble.

Au plan économique le port représente en activités directes et induites plus du tiers de l'activité économique de l'agglomération calaisienne.

Calais est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Calais. Elle gère le port de Calais ainsi que l'aéroport (aérodrome Louis Blériot).

[modifier] Tunnel sous la Manche

Le Tunnel sous la Manche a été inauguré le 6 mai 1994. (plus d'information)

Géographiquement le tunnel sous la Manche débouche dans la ville de Coquelles, très proche de Calais.

[modifier] Industrie

[modifier] Textile

Calais est connu pour "la dentelle de Calais", que l'on trouve dans la haute couture.

[modifier] Commerce

  • La Cité de l'Europe (implanté sur la commune de Coquelles) : centre commercial régional ;
  • Marques Avenue (implanté sur la commune de Coquelles) : centre commercial de magasins d’usines ;
  • 4B : le nouveau centre des 4 boulevards inauguré le 27 février 2006.

[modifier] Port

En 2015, le port de Calais devrait avoir gagné cent hectares sur la mer, avec la construction d'une nouvelle jetée protégeant un bassin de 700 mètres de long. Ainsi quasiment tous les types de navires pourront s’arrêter à Calais.

Le coût du projet, pris en charge par la région, est de environ 400 millions d’euros.

Le trafic fret a triplé ces 2 dernières décennies. Les prévisions dans le domaine pour les années et décennies à venir sont plus qu’optimistes. En 2007 plus de 41,5 millions de tonnes de trafic sont passées par Calais qui, par la même occasion s'est hissé au quatrième rang des ports Français. Le port de Douvres, l’équivalent de Calais de l'autre côté de la Manche, a déjà entrepris son agrandissement qui devrait être achevé d'ici 2012.

Une nouvelle génération de ferries devrait apparaître sur Calais-Douvres afin de pouvoir répondre à cette augmentation du fret.Les compagnies SeaFrance et P&O qui assurent les rotations entre les 2 ports, opéreront à l’avenir avec des navires d’environ 230 mètres. Actuellement, La longueur des plus imposants étant 180 mètres.

Le futur port de Calais se veut polyvalent. Il pourra accueillir des navires de croisière, commerce et de type RO RO en partance pour d’autres pays européens que l’Angleterre et ce afin de compléter l’activité transmanche (presque la principale activité portuaire calaisienne actuelle).

Les débuts des travaux devraient être pour 2010.

La question du devenir du bassin ouest, qui accueille les bateaux de plaisance, est posée. Cet espace pourrait par exemple se transformer en un centre touristique grâce à son agrandissement et le développement de son potentiel urbain.

[modifier] Sports

[modifier] Jumelages

[modifier] Notes et références

  1. Données : Préfecture du Pas-de-Calais
  2. Exemple : Dictionnaire encyclopédique de Philippe Le Bas
  3. Exemple : Dictionnaire encyclopédique de Philippe Le Bas, entrée "Calais"
  4. Georges Daumet, archiviste aux Archives Nationales, « Calais sous la domination anglaise », p. 4, d’après les Chroniques de Froissart (Imprimerie Repressé-Crépel et Fils, Arras 1902).
  5. Jean Froissart - « Œuvres de Froissart », publiées par le baron Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, 1868-1876.
  6. Encore occupée par les forces allemandes, Dunkerque fut la dernière ville française à être libérée.
  7. Pour la mention du classement comme Monument historique, les renseignements sont issus des : Bases de données du ministère de la Culture
  8. Plaque n°10 - Histoire de la cité
  9. Plaque n°9 - Histoire de la cité
  10. Bienvenue sur le web officiel du YACHT CLUB DE CALAIS
  11. Bienvenue sur le web officiel du YACHT CLUB DE CALAIS

[modifier] Voir aussi

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Calais.


[modifier] Liens externes