Beauvoisin (Gard)

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Beauvoisin
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Carte de localisation de Beauvoisin
Pays France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Vauvert
Code Insee 30033
Code postal 30640
Maire
Mandat en cours
Bernard Chassang
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Petite-Camargue
Latitude
Longitude
43° 43′ 09″ Nord
         4° 19′ 28″ Est
/ 43.7191666667, 4.32444444444
Altitude 1 m (mini) – 128 m (maxi)
Superficie 27,82 km²
Population sans
doubles comptes
3 335 hab.
(2007)
Densité 119 hab./km²

Beauvoisin est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.


Sommaire

[modifier] Géographie

Beauvoisin s'adosse au plateau des Costières de Nîmes. De sa position dominante sur la plaine du Vistre, le paysage embrasse un rayon de plus de 100 Km :

Par son hameau de Franquevaux, construit autour d'une abbaye cistercienne du XIIe siècle, la commune s'étend aux zones marécageuses de la petite Camargue. Une grande tradition de course camarguaise pierre angulaire de la "bouvine" caractérise tous les villages de cette contrée entre Costières et Camargue.

Les communes de Générac, Aubord, Saint-Gilles, Vauvert, Vestric-et-Candiac et Uchaud sont limitrophes à la commune de Beauvoisin. Ses habitants sont les Beauvoisinois et les Beauvoisinoises. On les appelle également "li tèfles", les grosses têtes ! dans le langage des sobriquets collectifs [1] utilisé dans les villages méridionaux [2].

Beauvoisin est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie d'une des 34 communes du Pays Vidourle Camargue (voir liens).

[modifier] Histoire

Les premières mentions de Beauvoisin apparaissent vers 820 sur un cartulaire de l'abbaye de Psalmody, située près d'Aigues-Mortes. Le lieu est appelé TOVANA ou TUFANA. Il est situé à l'emplacement actuel du vieux village, autour de la butte du Château. Ce site surélevé était propice à la surveillance et sa propre défense, en des périodes de grandes invasions qui empruntaient le couloir de Nîmes vers l'Ouest.

En 973, l'évêque Bernard de Nîmes, cède un Hermas ou armas (terre sans culture) aux portes de Beauvoisin à un nommé Raoux et sa femme, en échange d'une vigne sous les murs de Nîmes. Sous le nom de Bellovicidum, la terre de village appartient au Vicomte de Nîmes de la famille Aton, de 1027 à 1041. Le château construit en 1067 aurait appartenu aux Templiers et aurait été détruit vers 1150, ainsi que sa chapelle Saint-Pierre (à l'emplacement de l'église actuelle) .

En 1121, le château de Beauvoisin passe sous la juridiction vauverdoise lorsque Rostaing II de Posquières (ancien nom de Vauvert) épouse Ermessinde, fille de Bernard Aton IV, vicomte de Nîmes et Béziers. Elle apporte en dot les châteaux de Beauvoisin ? Calvisson et Marguerittes.

En 1143, Pierre de Beauvoisin est témoin de la donation par Pons-Guilhem de ses terres de francavallis à l'abbaye de Franquevaux. Puis en 1145, Bernard Raymond de Beauvoisin est témoin de l'acte de Bernard Aton IV en faveur des foires de Nîmes. Pour garder ses juridictions, Rostaing III de Posquières rachète en 1146 à Bernard Aton la dot de sa mère Ermessinde contre 98 marcs d'argent du poids de Saint-Gilles, c’est-à-dire la justice des châteaux de Beauvoisin, Calvisson et Marguerittes et le pouvoir d'exiger serment de fidélité de tous leurs habitants.

Les brigands cathares ou albigeois occupent le castrum de Belote. En 1197, Raymond VI comte de Toulouse l'assiège et le délivre. Un accord est passé en 1198 entre l'abbé de Franquevaux et Guillaume de Cazellis, prévôt du chapitre de Nîmes et prieur de Beauvoisin sur les limites de leurs territoires respectifs. Plus tard, le prieur Pierres du Besset assure un concordat entre le seigneur et les habitants de Beauvoisin par lequel on lui accorde un treizième de la dîme. Le dénombrement de la sénéchaussée de Nîmes, organisé en 1384, révèle 9 feux au village de Bellovicinum, c’est-à-dire environ 50 habitants. La réparation du subside (impôt) au roi Charles VI mentionne l'ecclésia de Bellovicino, celle à Charles VII, en 1437, cite Belvoysin.

Dans les actes du notaire Ursy à Nîmes on trouve cité le prieuré Saint-Thomas de Beauvoysin. Dans les actes du même notaire, en 1575, le village est appelé Beauvoisin.

En cette fin du XVe siècle, Beauvoisin adhère presque totalement aux idées de la Réforme. Jusqu'à la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, la commune sera gouvernée par des consuls protestants. De cette période, on retiendra la volonté des élus d'assurer la formation des enfants du village. Il existe en effets des contrats de précepteurs engagés pour cette fonction. Les troubles de l'après Edit de Nantes n'épargneront pas Beauvoisin. Des assemblées interdites (desert), organisées autour du village seront réprimées. Les camisards investiront la commune en 1704, y brûleront l'église et feront des victimes parmi la population.

A la révolution, le village occupe le territoire au pied du château, entre la rue de la poste, la grand rue, la rue pavée et la rue du jeu du mail. Les cultures vivrières surtout (blé, orge, oliviers) sont essentiellement dans la plaine. Les costières, appartenant pour majeure partie a l'abbaye de Franquevaux, sont couvertes de bois, au milieu des quels on trouve quelques mas comme Listerne ou Sainte-Colombe. La vente de ces biens, devenus biens nationaux, à quelques propriétaires beauvoisinois et leur défrichement, va amorcer l'essor de l'agriculture qui a modelé le village d'aujourd'hui.


[modifier] Héraldique

Blason de Beauvoisin

Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules à l'aigle d'argent, aux 2 et 3 d'or aux quatre branches de genêt, ordonnées 2 et 2, arrondies et affrontées de sinople.

Ce document est inexact de par la position des éléments
Blason de Beauvoisin

Ecartelé : aux 2 et 3 de gueules à l'aigle d'argent, aux 1 et 4 d'or aux quatre branches de roncier, ordonnées 2 et 2, arrondies et affrontées de sinople.

C'est l'actuel blason de Beauvoisin
Ancien Blason de Beauvoisin

Ecartelé : aux 2 et 3 de gueules à l'aigle d'argent, aux 1 et 4 d'or (!) au cep de vigne surmonté de roncier, ordonnées 2 et 2, arrondies et affrontées de sinople.

Ce blason se retrouve encore sur certains documents de la mairie, mais remplacement progressif par l’image précédente

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1945 1947 MARLIEUX
1947 1953 André BELIN
1953 1959 André BELIN
1959 1965 André BELIN
1965 1971 André BELIN
1971 1977 Louis FAYSSE
1977 1983 Emile GIBELIN
1983 1989 Guy OZIOL
1989 1995 Guy OZIOL
Juin 1995 2001 Bernard CHASSANG SE
mars 2001 2008 Jean-Louis BECAT SE
mars 2008 Bernard CHASSANG SE
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
1651 1759 1775 1716 1608 1720 1620 1404 1553 1553 1580 1502 1901 2706 3133 3317
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] graphique d'évolution de la population depuis 1900

[modifier] Lieux et monuments

  • Le Château fut construit à partir de 1067. Il aurait, à l'instar du château de Générac, appartenu aux Templiers.
  • Le temple est quant à lui construit en 1834 sur les ruines de l'église.
  • L'horloge et la mairie, qui contient à l'époque l'école, sont également édifiées dans cette première moitié du XIXe siècle.

[modifier] Vie de la commune

[modifier] Traditions

La vie de la commune de Beauvoisin est marquée par sa fête votive, positionnée la première semaine après le quinze août, ce n’est pas a proprement parler une fête religieuse ! Elle est l'occasion, comme dans toutes les communes environnantes, de festivités principalement liées à la bouvine. Chaque année une classe de jeune doit « s’occuper » de la Fête Votive. Ils réalisent, entre-autre, des Aubades. Au début du XXe siècle, il s’agissait de fêter le départ pour le Service National des jeunes hommes qui venaient d’avoir 18 ans, c’était les conscrits de « la classe » (la classe d’âge). Les aubades continuent toujours, un peu comme un rite de passage, bien que la conscription n’existe plus. Avant ces aubades les jeunes de la fête "(les ABATS)" réalisent des Empègues. L’empègue vient du mot occitan «empeguar», qui signifie «coller». Ce sont des dessins fait au pochoir qui sont plus ou moins directement liés à la culture taurine et à la course libre. Chaque Empègue comporte les 3 lettres V L J pour Vive La Jeunesse suivi de l'année de la "Classe".

 Empègue de Beauvoisin ""VLJ 2000""
Empègue de Beauvoisin ""VLJ 2000""
  ""VLJ 1996""
""VLJ 1996""
  ""VLJ 1989""
""VLJ 1989""

[modifier] Balades et randonnées

  • Les chemins de René  :
Distance Dénivelé Durée Equipement Difficulté Balisage Point d'eau
17.5 Km 50 mètres 5 H randonnée légère facile bleu aucun

Découverte du territoire de la commune, des Costières aux étangs de la Petite Camargue, en suivant les vallons creusés pendant des millénaires par les anciens bras du Rhône.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Beauvoisin (Gard).

[modifier] Notes

  1. Les sobriquets collectifs d'André Bernardy ; édition: les ateliers Henri Pelatan en 1962 à Uzès
  2. http://mc42.free.fr/sobtitre.htm | quelques sobriquets du midi