Locmariaquer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Locmariaquer La pointe de Kerpenhir à Locmariaquer

Carte de localisation de  Locmariaquer
Pays France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Arrondissement de Lorient
Canton Canton d'Auray
Code Insee 56116
Code postal 56740
Maire
Mandat en cours
Michel Jeannot
2008 – 2013
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Rivières
Latitude
Longitude
47° 34′ 12″ Nord
         2° 56′ 39″ Ouest
/ 47.57, -2.94416666667
Altitude 0 m (mini) – 19 m (maxi)
Superficie 1,99 km²
Population sans
doubles comptes
1 367 hab.
(1999)
Densité 686,9 hab./km²

Locmariaquer est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne.

Sommaire

[modifier] Blason

Blason de Locmariaquer
Blason de Locmariaquer

Ce blason a été créé dans les années 30 par Jean-Baptiste Corlobé, artiste local.Les armoiries portent: mi-parti, un dolmen d'argent sur fond de sinople en chef et un bateau voiles déployées d'argent sur fond d'azur en pointe... le tout surmonté d'une couronne de baron (Locmariaquer est dans l'ancienne baronnie de Kaër) et porte la devise : "Kaër e mem bro" qui peut s'interpréter de deux manières : "Le pays de Kaër est mon pays" ou "Joli est mon pays" (description de J.M François Jacob en 1933). Il faut bien sûr rajouter à cette description le bandeau central portant les 5 hermines, rappelant que nous sommes bien au coeur de la Bretagne.


[modifier] Géographie

La commune de Locmariaquer est située à l'embouchure ouest du Golfe du Morbihan et possède de nombreuses plages donnant sur l'Océan Atlantique et la baie de Quiberon.

Communes limitrophes dans le Canton d'Auray : Saint-Philibert et Crach

[modifier] Lieux-dits et écarts

Bellevue, Coët Courzo, Coët Er Roué, Fetanstirec, Keranlay, Kercadoret, Kerdaniel, Keréré, Kergolvan, Kerguerec, Kerhelle, Kerhern, Kerhuiltan, Keriaval, Kerigan, Kerinis, Kerivaud, Kerjean, Kerlavarec, Kerlogonan, Kerlud, Kerouarch, Kerpenhir, Kerveresse, Lann Brick, Lann Y Nis, Le Brénéguy, Le Guilvin, Le Lézard, Le Moustoir, Le Nélud, Le Palud, Le Pont Er Lenn, Le Vinglé, Les Pierres Plates, Locquidy, Mané-Lud, Pointe de Kerpenhir, Pointe Er Hourel, Pointe Erlong, Pointe Er Ville, Pont Er Vugale, Rouick, Saint-Pierre Loperet, Scarpoche et Toul Y Niss.

[modifier] Histoire sur l'ostréiculture

Si les Romains de l'Antiquité connaissaient déjà les gisements naturels de l'huître plate (Ostréa Edulis), il a fallu attendre la fin du 19 ème siècle pour voir apparaître l'ostréiculture. La commune de Locmariaquer fut alors considérée comme le berceau de l'huître plate. Les premières concessions, en rivière d'Auray furent délivrées en 1882.

Vue du port à la fête de l'huître
Vue du port à la fête de l'huître

Trois générations s'employèrent à construire les parcs à huîtres plates sur le rivage de Locmariaquer : Il devait enlever la vase, la remplacer par du sable, délimiter les emplacements.

Le travail consistait à recueillir le naissain (larves d'huîtres) sur des collecteurs (tuiles chaulées), à le décoller (détroquage) et à le semer dans les parcs pour l'élevage d'une durée de trois ans pendant lesquels il fallait protéger les huîtres contre les prédateurs, algues, tempêtes.

Après 1927, Locmariaquer se spécialise surtout dans la reproduction et le demi-élevage ; Marennes mais aussi les Pays-Bas et la Grande Bretagne sont clients. L'industrie ostréicole est alors prospère : 350 à 400 personnes travaillent dans les chantiers et parcs. Mais, en 1973-1974, l'huître plate du Golfe du Morbihan se trouve décimée, voire anéantie par deux parasites.C'est alors qu'est introduite la culture de l'huître creuse d'origine japonaise " Crassostrea gigas ". Aujourd'hui, l'ostréiculteur Locmariaquérois est devenu éleveur d'huître creuse dans le golfe et rivière de St Philibert. La récolte et l'élevage de l'huître plate se font essentiellement en baie de Quiberon. Malgré des essais de mécanisation, la main-d'œuvre reste importante, aussi bien dans la culture elle-même que pour les opérations précédant la commercialisation (affinage, calibrage, etc...)

En 2008, une trentaine d'exploitations ostréicoles existent à Locmariaquer. Elles occupent environ cinquante personnes à temps plein, auxquelles il y a lieu d'ajouter des ouvriers saisonniers (d'octobre à mai). Chaque exploitant s'occupe lui-même de la vente de sa production soit à des grossistes, soit à des détaillants, soit directement à des consommateurs.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Mars 2001 Michel JEANNOT
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
1208 1265 1288 1278 1309 1367
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Zénaïde Fleuriot, femme écrivain, auteur de 83 ouvrages : Au printemps 1872, Zénaïde Fleuriot venant rejoindre au bord de la mer, sa belle-sœur et ses deux enfants, découvre avec ravissement Locmariaquer. Elle se prend de tendresse pour ce petit port et s'y fait construire une grosse demeure en 1873, offrant une merveilleuse vue face au Golfe du Morbihan et lui donne le nom de "Kermoareb": "la maison de ma tante". Lorsqu'elle mourut, son cercueil partit par le train depuis la gare Montparnasse et fut ramené en terre bretonne au cimetière de Locmariaquer. Le cercueil fut porté par 8 marins du village.
  • Henri Ézan : aviateur, né à Locmariaquer le 30 avril 1904 et mort en 1936: capitaine au long cours de formation, il accompagna Jean Mermoz pour la 25ème traversée de l'Atlantique-Sud à bord de l'hydravion Latécoère "La Croix du Sud" qui disparut au large de Dakar le 7 décembre 1936.
  • Jean-Baptiste Corlobé né en février 1904 à Locmariaquer et mort en 1989: Ostréiculteur de métier, il était surtout un véritable artiste, un excellent peintre local très appprécié. On lui doit de nombreuses marines, des portraits, des tableaux religieux et beaucoup de dessins. Il a réalisé un des vitraux de l'église de Locmariaquer. Un de ses tableaux représentant "Jésus appelant Saint-Pierre sur les flots", orne la chapelle Saint-Pierre depuis 1925.. Il a également créé le blason de la ville. "JB" comme l'appelaient affectueusement ses amis, a étudié le dessin chez Jean Frelaut, maître graveur. Il aimait la peinture, la musique, était féru d'histoire et fervent défenseur de la langue bretonne et du dialecte vannetais. Il fut la mémoire vivante de Locmariaquer. Il a beaucoup écrit dans les bulletins paroissiaux et municipaux.

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Patrimoine religieux

  • Église « Notre Dame de Kerdro »
"Église "Notre Dame de Kerdro"
"Église "Notre Dame de Kerdro"

De style roman, construite entre 1082 et 1120 par les moines de Quimperlé. De cet édifice subsistent aujourd’hui le transept et le choeur de style roman. Sur la façade on lit “Hic Domus Dei” (ici est la maison de Dieu). Cette partie ancienne présente à l’extérieur des murs en petit appareil archaïque (moellons romains cubiques, briques éparses et rangées de briques intercalées d’origine romaine). La porte sud est protégée par un porche en avancée dont le plafond de bois a été supprimé en 1988 ce qui a laissé apparaître un écusson portant les mots “Haec Porta Coelli” (ici est la porte du ciel). Près de l’entrée sud, se trouve, inclus dans le mur, un superbe bénitier de granit orné de feuillages et de raisins ; il remonte au XVe siècle. L’intérieur de l’église présente le plus grand intérêt dans sa partie romane : transept et abside ont été inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 24 avril 1925. En 1960, Les douze fenêtres qui assurent l’éclairage ont été pourvues de vitraux modernes, oeuvres de Rault, verrier à Rennes. Les motifs des sept vitraux de la nef et du transept relèvent de l’art abstrait, les cinq vitraux du choeur présentent des images figuratives et concrètes :

  • bateau et poissons (pêche),
  • épis de blé (agriculture),
  • anagramme NDK (pour Notre Dame de Kerdro),
  • bouquet de tuiles (ostréiculture),
  • dolmen et menhirs (mégalithes).

Ces vitraux font l’admiration de la plupart des visiteurs pour leur grande sobriété et leur luminosité remarquable.

"chapelle du Moustoir"
"chapelle du Moustoir"
  • Chapelle du Moustoir

Réédifiée en 1883, cette chapelle est dédiée à Saint Gildas, mais aussi au Père Claude Philippe, prêtre réfractaire, mort en 1796 et enterré en ce lieu. Cette chapelle se situe au nord de la commune, elle a été entièrement restaurée depuis ces dernières années par une association qui continue à veiller à l’entretien. Chaque année, le dernier dimanche de juin, un pardon et fest-noz sont organisés.

  • Chapelle Saint-Pierre-Loperec

Construite en 1772, cette chapelle a été construite pour y célébrer des messes et organiser un pardon pour le repos des naufragés, nombreux à cette époque. Elle peut être visitée en saison estivale et lors du traditionnel pardon annuel qui a lieu le premier dimanche de juillet.

  • Chapelle Saint-Michel

Cette chapelle a été édifiée en 1749 par Christophe-Paul DE ROBIEN, Baron de Kaër qui acquit précédemment l’ancienne chapelle bâtie sur des vestiges gallo-romains. En creusant les fondations de la chapelle actuelle, on trouva quantité de médailles à l’effigie de César et autres objets. Aujourd’hui, la chapelle se présente comme un édifice rectangulaire de 14 mètres de long sur 7 mètres de large. Sur son portail, se trouve une décoration, on y remarque trois fleurs de lys en relief et une pierre portant la date de 1813 et un écusson martelé qui si on pouvait le lire représenterait les armoiries de ROBIEN. L’association "les amis de la chapelle" a eu comme idée de mettre en place tous les mois de juillet et août des expositions d’oeuvres diverses et d’artistes qui par la même occasion mettent en valeur le travail de la restauration réalisée en 1986.

"Statue de Notre Dame de Kerdro "Semaine du Golfe 2007"
"Statue de Notre Dame de Kerdro "Semaine du Golfe 2007"
  • Statue de la Vierge : Notre-Dame de Kerdro

Erigée sur les rochers, à la pointe de Kerpenhir en 1962: haute de 2,70 m, elle a été sculptée dans le granit par Jules-Charles Le Bozec dès 1946 mais a séjourné pendant 16 années dans l'église avant d'être érigée. Elle remplace une statue érigée en 1883 et détruite par les Allemands en même temps que le fort, pendant l'occupation..

[modifier] Patrimoine civil

Terre de légendes et de mystères, Locmariaquer abrite une concentration remarquable de mégalithes. A l’instar de Carnac, la cité recèle un ensemble singulier et rare de monuments datant de l’époque néolithique. Ici des hommes ont laissé un héritage prestigieux, vestiges funéraires annonçant l’ère des grandes pyramides à travers le monde. Le Grand Menhir Brisé, la Table des Marchand, le tumulus d’Er Grah et bien d’autres habillent d’éternité les paysages de Locmariaquer.


Les mégalithiques
Grand Menhir
Grand Menhir
Grand Menhir
Grand Menhir
Grand Menhir
Grand Menhir
Grand Menhir + Table des Marchand
Grand Menhir + Table des Marchand
Table des Marchand
Table des Marchand
Dolmen du Mané Lud
Dolmen du Mané Lud
Dolmen du Mané Retual
Dolmen du Mané Retual
Dolmen de Kercadoret
Dolmen de Kercadoret
Les Pierres Plates
Les Pierres Plates
Les Pierres Plates
Les Pierres Plates
Les Pierres Plates
Les Pierres Plates
Les Pierres Plates
Les Pierres Plates
Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.


[modifier] Archives

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :1663
  • Naissances : depuis janvier 1672 avec des lacunes de 1678 à 1688-1705-1708-1712-1716-1730
  • Mariages : depuis juin 1663 avec des lacunes de 1678 à 1688- 1705-1708-1712-1716
  • Décès : depuis mars 1661 avec des lacunes de 1678 à 1688-1705-1708-1712-1716-1730
  • Dépouillements généalogiques :Contacter le Cercle Généalogique Bretagne Sud qui a publié les dépouillements: adresse postale :12 rue Colbert 56100 Lorient.

[modifier] Notes et références

  1. Locmariaquer sur le site de l'Insee

[modifier] Voir aussi

Les fêtes
Les fêtes

[modifier] Bibliographie

  • L'HELGOUAC'H (J.). Locmariaquer, Gisserot, Paris, 1994, 32 p.
  • POSTIC (F.). Les armoires de pierre de Locmariaquer, ArMen, n° 18, 1988.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes