Or de Toulouse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'Or de Toulouse est un récit dont le statut historique ou mythique n'est pas établi. Ce trésor proviendrait de l’hypothétique pillage du sanctuaire d'Apollon de Delphes, lors de la Grande expédition celtique (279 av. J.-C.) Une partie du peuple celte des Volques Tectosages l’aurait ensuite ramené à Toulouse. Lors de la prise de Delphes, le chef des celtes, Brennus, aurait été blessé par l'intervention divine d'Apollon et serait mort peu après. L'autre partie des troupes celtes se serait enfuie en Anatolie où elle aurait fondé, avec d'autres peuples celtes, la Galatie. C'est de cet or (environ 70 tonnes d'or), maudit à cause de sa provenance sacrilège, que se serait emparé en 105 av. J.-C. le proconsul romain Quintus Servilius Caepio pour le rapporter à Rome. Pendant le transfert, une partie du trésor disparaît et Caepio est accusé de l'avoir volé. Selon la version officielle, la caravane aurait été attaquée par des brigands entre Toulouse et Marseille. Par malchance, Caepio est aussi responsable de la défaite d'Arausio (Orange - 105 av. J.-C.) où 80 000 soldats romains sont tués. Rome ne supporta pas ces deux échecs consécutifs, et Caepio fut expulsé du Sénat par le tribun Norbanus; on lui retire sa citoyenneté romaine et il doit payer une amende de 15 000 talents. Il est condamné à l'exil, à Smyrna, en Asie mineure, où il mourra. La disgrâce marqua tellement les esprits qu'on en fit une légende selon laquelle l'Or de Toulouse portait malheur.

Pure invention ou vérité historique, personne ne sait aujourd'hui ce qu'est devenu ce trésor. Cependant d'immenses quantité d'or on été retrouvées dans les lac sacrés du quartier du busca à Toulouse ou dans le lac de Vieille-Toulouse (Tolosates).

Cette histoire est toujours très vivante dans les moeurs toulousaines comme le montre l'expression occitane "Es un Caepio !" (C'est un voleur !).


[modifier] Bibliographie :

- KRUTA, Venceslas (2000). Les Celtes, histoire et dictionnaire. Des origines à la romanisation et au christianisme. Paris, Robert Laffont (coll. Bouquins), 2000.