Olivar Asselin

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Olivar Asselin, né à Saint-Hilarion le 8 novembre 1874, décédé à Montréal le 18 avril 1937, fut journaliste, rédacteur en chef, auteur polémique, fonctionnaire, militaire, courtier, propriétaire de journaux. Il est surtout connu pour son militantisme nationaliste et ses pamphlets.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il est le fils de Rieule Asselin et de Cédulie Tremblay, tous deux croient que l’éducation et les livres sont d’une importance primordiale.

Il fait ses études primaires à l'école de rang de Sainte-Flavie et ses études secondaires au Séminaire de Rimouski[1]. Il y complète un cours commercial et entreprend le cours dit classique. Pour des raisons financières, sa famille émigre aux États-Unis en 1891.

Après la mort de son père en 1893, Olivar entreprend des démarches pour devenir Jésuite, mais lorsqu’il trouve de vieux journaux au sous-sol de l’église, c’est la piqûre, il veut devenir journaliste.

Il occupe un premier poste de journaliste au Protecteur canadien de Fall River, aux États-Unis, en 1894. Un an plus tard, il est rédacteur au National de Lowell et au Jean-Baptiste de Pawtucket. De 1896 à 1898, il est secrétaire de rédaction au journal La Tribune de Woonsocket.

À l'occasion de la guerre hispano-américaine, il entreprend une brève carrière militaire de 1898 à 1899. Démobilisé en 1899, il s'établit à Montréal et collabore à divers journaux, dont les Débats. Entre-temps, il étudie à l’École littéraire de Montréal. En 1901, il se retrouve sans emploi.

Il veut fonder une famille et s’établir, alors il accepte un poste de secrétaire. Trois ans plus tard, le 3 août 1902, il épouse Alice Le Bouthillier et en 1903, emporté par le mouvement nationaliste, il participe à la création du Nationaliste, un journal hebdomadaire qu'il il dirige.

De 1901 à 1903, il est secrétaire du ministre de la colonisation Lomer Gouin. Il met sur pied la Ligue nationaliste canadienne en mars 1903. C'est à cette époque qu'il défend des colons pour leur droit de coupe, tout en informant la Commission itinérante de la colonisation de 1904. En 1905, il entreprend une campagne en faveur de l'instruction publique obligatoire. Enseveli sous les dettes, il passe quelques temps en prison.

De 1902 à 1910, il travaille en étroite collaboration avec Henri Bourassa, ce qui les amènera à participer à la fondation du journal Le Devoir en 1910.

Il s'est porté candidat nationaliste dans Terrebonne aux élections de 1904, puis dans Saint-Jacques en 1911. Il n'est pas élu dans les deux cas.

Il séjourne en prison une deuxième fois pour avoir giflé publiquement Louis-Alexandre Taschereau en 1909.[2]

En 1915, la Première Guerre mondiale fait rage. Il s'enrôle dans l'armée expéditionnaire canadienne, et y recrute des volontaires canadiens-français pour former le 163e bataillon.

En 1925, il prend en charge un centre hospitalier pour les vieux itinérants ou abandonnés. Cette cause lui tient toujours à cœur et il oriente ses activités au bénéfice de ce centre. Il souffre d’artériosclérose ce qui le force à démissionner de son poste.

En 1930, il devient rédacteur en chef du Canada et fonde, cinq ans plus tard, ses propres journaux : l'Ordre et la Renaissance.

Sa demande de pension, en 1937, est refusée. Il meurt dans son domicile le 18 avril 1937 à 62 ans.

[modifier] Chronologie

  • 1874 - Le 8 novembre, naissance de Olivar Asselin à Saint-Hilarion-de-Settrington au Québec.
  • 1886 - Il entre au séminaire de Rimouski.
  • 1890 - Le feu anéantit la tannerie de son père.
  • 1892 - Sa famille s'installe à Fall River dans l'État du Massachusetts.
  • 1893 - Son père décède à Fall River.
  • 1894 - Il est embauché par Adélard Lafond comme journaliste au journal Le Protecteur canadien.
  • 1894 - Il collabore au journal National de Lowell.
  • 1894 - Il rencontre Robertine Barry.
  • 1895 - Il collabore au journal Jean-Baptiste de Pawtucket dans le Rhode Island.
  • 1896 - Il est secrétaire de rédaction à La Tribune de Woonsocket.
  • 1898 - Il s'enrôle dans l'Armée des États-Unis d'Amérique avec le déclenchement de la guerre hispano-américaine.
  • 1898 - En août, il est démobilisé avec la fin de la guerre.
  • 1899 - En décembre, il commence à publier dans Les Débats sur invitation de Robertine Barry, maintenant journaliste pour l'hebdomadaire.
  • 1900 - Il arrive à Montréal.
  • 1901 - Il accepte le poste de secrétaire de Lomer Gouin, alors ministre de la Colonisation et des Travaux publics.
  • 1902 - Le 3 août, il épouse Alice Le Boutillier à L'Anse-au-Griffon.
  • 1903 - Il prend part à la fondation de la Ligue nationaliste canadienne.
  • 1904 - Il fonde le journal Le nationaliste.
  • 1904 - Il est candidat nationaliste dans la circonscription de Terrebonne aux élections générales provinciales. C'est cependant Jean Prévost, son principal adversaire qui l'emporte.
  • 1907 - Il est emprisonné.
  • 1909 - Il est une seconde fois emprisonné pour avoir giflé le ministre des Travaux publics et du Travail, Louis-Alexandre Taschereau, sur le parquet de l'Assemblée législative.
  • 1910 - En janvier, Henri Bourassa fonde le journal Le Devoir.
  • 1911 - Il devient courtier en immobilier.
  • 1911 - Il est candidat nationaliste dans la circonscription de Saint-Jacques aux élections fédérales. Il est défait une seconde fois.
  • 1912 - Le gouvernement fédéral lui confie une enquête sur l'immigration qui l'amène à voyager en Europe.
  • 1913 - Il est élu président de la Société Saint Jean-Baptiste de Montréal.
  • 1915 - En novembre, il se porter volontaire pour aller livrer la guerre aux ennemis de la France.
  • 1916 - En mai, il est aux Bermudes pour l'entraînement du 163e bataillon d'infanterie.
  • 1937 - Le 18 avril, il décède à Montréal.

[modifier] Notes

  1. Séminaire de Rimouski (historique), incorporé au Cégep de Rimouski, en 1967.
  2. Emprisonnement d'Asselin pour gifle à Taschereau : voir Analyse des journaux et des sources, sur Les débats de l'Assemblée législative, 12e législature, 1re session (du 2 mars 1909 au 29 mai 1909).

[modifier] Bibliographie

  • Olivar Asselin. Pages choisies de Pensée française aux éditions de La Bibliothèque électronique du Québec
  • Claude Henri-Grignon. Olivar Asselin, le pamphlétaire maudit, Trois-Pistoles : Éditions Trois-Pistoles, 2007, 338 pages
  • Hélène Pelletier-Baillargeon. « Asselin, Olivar », dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne
  • Hélène Pelletier-Baillargeon. Olivar Asselin et son temps. Volume II. Le volontaire, Montréal : Fides, 2001 (ISBN 2-7621-2129-9)
  • Hélène Pelletier-Baillargeon. Olivar Asselin et son temps. Volume I. Le militant, Montréal : Fides, 1996 (ISBN 2-7621-1889-1)
  • Denis Labarre. Olivar Asselin, Montréal : Lidec, 1991 (ISBN 2760870286)
  • Marcel-Aimé Gagnon. Olivar Asselin toujours vivant, Montréal : Presses de l'Université du Québec, 1974, 215 pages (ISBN 0777001144)
  • Marcel-Aimé Gagnon. La vie orageuse d'Olivar Asselin, Montréal : Les Éditions de l'Homme, 1962, 302 pages
  • Hermas Bastien. Olivar Asselin, Montréal : B. Valiquette, 1938, 220 pages
  • Joseph Gauvreau. Olivar Asselin, précurseur d'Action française, le plus grand de nos journalistes, 1875-1937, 46 pages
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