Histoire de Marignane

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La vallée de Marignane, riche vallée agricole, a été le carrefour de grands évènements. Outre le général Marius, les Normands, les Maures, elle a vu passer Caïus Marius César qui assiégea Marseille en 50 av. J.-C., mettant un siège à Marseille et un autre à l’embouchure du Rhône.

À l’âge du bronze, les habitats étaient dispersés et aucune trace n’apparaît à ce jour sur Marignane sinon des traces plus anciennes du Chasséen au sud de la chapelle Notre Dame de Pitié (découvertes Sicard portées à la carte archéologique de la Gaule - CAG -). À l’âge du fer II ancien, le territoire semble s’être organisé autour et depuis l’oppidum de Notre Dame de Pitié, tardivement édifié vers -380 (vers -525 dans la celtique Méditerranéenne où les oppida se sont développés aux côtés des comptoirs grâce au développement économique de Marseille et du commerce étrusque et grec) et précocement abandonné vers -180 (autour de -100 dans cette même Celtique).

Cette présence semble être liée à des événements particuliers plutôt qu’au mouvement général du à l’expansion de la ville grecque de Massalia à la fin du VIe siècle av. J.-C. D’où viennent les populations, inconnues dans la vallée, d’autres oppida ? Pourquoi en partent-ils précocement alors qu’il n’y a pas trace de violence, changements économiques, politiques ? Nous n’avons aujourd’hui aucune indication sur ce qu’était le territoire entre la fin de l’occupation de l’oppidum (180 av. J.-C.) et la Fondation de Caïus Marius en 104 av.J.-C. avancée par Nicolas-Claude Fabri de Peiresc à la fin du XVIe siècle.

Les premiers temps historiques laissent peu de traces. La première trace est mythique et concerne la Christianisation de Marignane et de Berre l'étang. Plusieurs sites d’habitats étaient sur ce territoire à l’époque romaine. Des noms nous sont parvenus et dans les sources scripturales des cartulaires de Saint Victor, on retrouve Lainerolas, Papia (près de l’étang du Lion).

Pomponius Mela (10 av. J.-C. – 54 ap. J.-C.), indique dans son traité géographique qui décrit peuples et pays des bords de la Méditerranée que la villa qu’il occupait (à l’emplacement des pistes de l’aéroport) était dans le pays d’origine des Aruas (Aryens).

Marinius qui a donné son nom à Marignane y meurt en 479. Il avait été nommé par Majorien (empereur de 456 à 461) et commandait des légions, cohortes, centuries et décuries romaines, basées dans la basse région rhodanienne. Marinius avait forcé l’admiration de Rome par sa conduite stratégique contre les Huns à Badriacum. Sa dépouille a été ramenée à Rome par Bimardus. Que s’est-il passé entre cette époque et la fin du premier millénaire ? À Papia se trouvait le premier château connu de la famille des Baux. Celui-ci qui pouvait être de bois puis de pierre, entre le IXe et le XIVe siècle, sera transféré sur le lieu actuel de Marignane. Selon A. Longnon, à l’époque carolingienne (IXe s.) et au Xe s., Marignana, Cadarascum , Istrum et Fossa étaient les seules villes autour de l’étang de Berre et, au début du règne de Henri Ier, en 1032, Marignana, avec les premiers chevaliers du pays d'Oc et Fos étaient des fiefs. Une hypothèse de recherche est que ce dernier château est fondé sur les emprises d’une construction templière, hypothèse renforcée par le fait que Guillaume et Raymond des Baux furent de la première croisade et bienfaiteurs et membres de l’Ordre. L'Ordre avait des biens dans cette seigneurie de Marignane et en particulier sur le site de Saint-Michel de Gignac, aujourd'hui sur la commune du Rove. Les limites du territoire sous l’Ancien Régime, ne sont pas celles d’une cité avec ses bornes administratives telles que nous les connaissons aujourd’hui, elles sont celles de l’emprise du seigneur : la seigneurie. Au sommet de son expansion territoriale, la seigneurie de Marignane recouvrait Marignane, mais aussi Saint-Victoret et les territoires de Gignac et du Rove allant jusqu’aux calanques méditerranéennes.

d'après Marcel GERMAIN, "Marignane en brèves" * Association du Patrimoine Marignanais

A suivre ...

Document d'histoire : voir la vidéo sur l'intervention du GIGN pour la libération des otages de l'airbus Alger-Paris, 1994