Voyelle fermée postérieure comprimée

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Antérieures Centrales Postérieures
Hautes
i • y
ɨ • ʉ
ɯ • u
ɪ • ʏ
• ʊ
e • ø
ɘ • ɵ
ɤ • o
ɛ • œ
ɜ • ɞ
ʌ • ɔ
a • ɶ
ɑ • ɒ
Hautes inf.
Moy. sup.
Moyennes
Moy. inf.
Basses sup.
Basses
Lorsque deux symboles apparaissent par paire, celui de gauche représente
une voyelle non arrondie, celui de droite une voyelle arrondie.
Pour ceux situés au centre, la résonance labiale n'est pas spécifée.
Voir aussi: API, Consonnes

La voyelle fermée postérieure comprimée est une voyelle utilisée dans certaines langues. Aucun symbole ne représente ce son dans l'alphabet phonétique international.

[modifier] Caractéristiques

  • Son degré d'aperture est fermé, ce qui signifie que la langue est positionnée aussi proche que possible du palais.
  • Son point d'articulation est postérieur, ce qui signifie que la langue est placée aussi loin que possible à l'arrière de la bouche.
  • Son caractère de rondeur est comprimé, ce qui signifie que les coins de la bouche sont légèrement étirés, les lèvres pouvant alors être comprimées, sans pour autant faire saillie.

[modifier] Langues

Il n'existe aucun diacritique officiel pour la compression. On utilisera comme symbole ad hoc un ancien diacritique de labialisation, [  ̫].

  • Suédois : oro [ù̫ːru̫ː] ou [ù̫β̞ru̫β̞] « trouble », « souci »
  • Japonais : 空気 (kuuki) [kɯ̫ːki] « air », « atmosphère »

Le /u/ long suédois est fréquemment diphtongué, et la semi-voyelle correspondante est la spirante bilabiale [β̞] et non le prototype labio-vélaire [w].

Le norvégien possède une voyelle similaire. Ces langues ont aussi une voyelle haute centrale comprimée et une voyelle haute antérieure comprimée.

Comme il n'existe aucun diacritique pour la compression, la transcription /ɯ/ est utilisée communément pour la voyelle japonaise; elle rend à la fois le manque de rondeur commun aux voyelles postérieures, et le point d'articulation légèrement avancé de cette voyelle particulière (les voyelles non arrondies ont tendance à être plus antérieures que les voyelles arrondies). Quand le /ɯ/ japonais suit /h/, on constate une assimilation à la fricative bilabiale [ɸ].

Autres langues