Incendie du tunnel du Mont-Blanc

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L’incendie du tunnel du Mont-Blanc s'est produit le 24 mars 1999. Il a été créé par un camion frigorifique semi-remorque belge qui transportait de la margarine et de la farine et qui a pris feu vers 11h00 à environ 7 km de l'entrée française du tunnel. Le violent incendie qui a suivi a causé la mort de 39 personnes et entraîné la fermeture du tunnel pendant une durée d'environ 3 ans. Il aura duré près de 53 heures et résultera dans la destruction de 24 poids lourds, 9 véhicules légers et 1 moto, sans prendre en compte les deux véhicules de secours immobilisés dans le tunnel sans qu'ils aient pu intervenir. Le procès qui a suivi a établi que les procédures d'urgence ainsi que les mesures de sécurité n'avaient pas été respectées depuis de nombreuses années. Certaines familles attendent encore des indemnisations.

Sommaire

[modifier] Les faits

[modifier] La conception du tunnel

[modifier] L'incendie

  • 10h46 : Le camion belge qui a pris feu passe le péage à l'entrée du tunnel.
  • 10h52 : Les opacimètres des garages 14 et 18, mesurant la transparence de l’air, donnent une alerte de forte opacité. C’est l’heure où l'on aperçoit les premières fumées sur les écrans vidéo et le régulateur note qu'il les voit à 10h53. L'alarme d'opacité se déclenche.
  • 10h53 : Le conducteur du camion, constatant que son véhicule dégage de la fumée, ralentit et s’arrête au garage 21.
  • 10h54 : Un usager appelle la salle de régulation italienne depuis le garage 22, l’alerte est donnée par les postes de surveillance français et italien.
  • 10h55 : Le péage français est fermé et la signalisation dans le sens France-Italie passe au rouge.
  • 10h56 : Le péage italien est à son tour fermé.
  • 10h57 : L'alarme du garage 21 (actionnée par un bouton coup de poing) est déclenchée, un fourgon-pompe-tonne-léger (FPTL) de l'ATMB avec 4 hommes suivi d'un véhicule premier secours avec 2 hommes pénètre dans le tunnel. Bloqué au niveau du garage 17, le personnel de ces engins reçoit l’ordre de se réfugier dans le refuge 17.
  • 10h58 : Un alarme indique qu'un extincteur est décroché au garage 21. Le centre de traitement des appels (CTA) est prévenu qu'un incendie se produit dans le tunnel.
  • 11h02 : Les premiers engins de secours dont un fourgon-pompe-tonne-grande-puissance (FPTGP) du centre de secours principal (CSP) de Chamonix partent pour le tunnel.
  • 11h05 : Le chef du centre de secours principal de Chamonix est alerté.
  • 11h10 : Arrivée des premiers pompiers à l'entrée du tunnel.
  • 11h11 : Le fourgon-pompe-tonne-grande-puissance est arrêté à 300 m de l'entrée au niveau du garage 1 par un agent français d’ATMBA qui prévient ces pompiers que des appareils respiratoires isolants sont nécessaires. En raison des fumées, le FPTGP est obligé de s'arrêter aux environs du garage 12 et le personnel de ce fourgon se réfugie dans la niche incendie de ce garage.
  • 11h20 : L'équipage FPTGP déclenche l'alarme coup de poing et tente d’utiliser vainement le téléphone d’urgence.
  • 11h24 : Le chef du centre de secours principal de Chamonix arrive au PC de régulation.
  • 11h32 : Le fourgon-pompe-tonne léger de Chamonix entre (avec 5 hommes) dans le tunnel avec pour mission de secourir les réfugiés du garage 12 mais il devra s'arrêter au niveau de refuge 5 (à 4,8 km du foyer. Trois hommes tentent quand même de progresser.
  • 11h34 : L'équipage réfugié dans le garage 12 est joint par le PC de régulation français qui leur signifie que la situation est très difficile.
  • 12h30 : Devant la gravité de la situation et avant même que le plan de secours spécialisé et le plan rouge ne soient déclenchés, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) envoie des engins de renfort (véhicules de secours, ambulances, hélicoptères, ...).
  • 13h04 : Le plan de secours spécialisé est déclenché.
  • 13h35 : Le plan rouge est déclenché.
  • 16h : Les sapeurs-pompiers réfugiés dans le garage 12 et le refuge 5 sont secourus et sortis du tunnel.
  • 16h40 : Décès d'un adjudant-chef après de nombreuses manœuvres de réanimation.

[modifier] Les victimes

16 H 40 Décès de l'Adjudant Chef Georges Tosello, Sapeur pompier professionnel au Centre de Secours Principal de Chamonix

Pier Lucio Tinazzi un jeune motard Italien chargé de la sécurité du tunnel du Mont Blanc. Il sauva 8 personnes du brasier en les ramenant sur sa moto.

[modifier] La fermeture du tunnel et les conséquences

[modifier] Les travaux de réhabilitation et les nouvelles procédures de sécurité

[modifier] Les responsabilités

[modifier] Le procès

[modifier] Le verdict

Des peines de quatre mois à deux ans de prison avec sursis et des amendes de 1 500 à 15 000 euros ont été majoritairement prononcées à l'encontre des prévenus.

  • Relaxe pour le constructeur Volvo.
  • L'État français a été condamné, au travers de la représentante du ministère de l'Équipement, à six mois de prison avec sursis et 1 500 euros d'amende.
  • Le responsable français de la sécurité du tunnel, Gérard Roncoli, a reçu la plus grosse condamnation, avec 30 mois de prison, dont 6 mois fermes.

Le président du tribunal a conclu que « la catastrophe aurait pu être évitée », avant d'ajouter que « les faits ne comportaient plus de zone d'ombre ».

[modifier] Notes et références


[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien interne

[modifier] Liens externes